Publié le 11 Septembre 2021

 

https://www.linkedin.com/in/olivier-tourchon-430b4129/?originalSubdomain=fr
Olivier TOURCHON

 Publié le 03-09-2021

Posséder un bateau à moteur, c'est l'utiliser. Et cet usage a un coût qu'il est parfois bien complexe de calculer, car les facteurs à prendre en compte sont multiples et divers. Nous vous aidons à vous y retrouver pour un bateau à moteur de gamme moyenne.

 

 

 

Vous avez souscrit un crédit pour le bateau. En second lieu, vous l'avez accastillé initialement et avez ajouté des accessoires, de sécurité ou de confort. Puis le carburant, les pannes, l'entretien et les avaries sont venus s'ajouter au bilan comptable de votre bateau. Mais, au total, combien coûte - vaut - une sortie ?

Définir le prix réel d'un bateau

La première difficulté est de définir le prix véritable d'achat "clés en main" d'un bateau. En effet, au prix du catalogue, s'ajoutent des frais, administratifs comme d'équipement, qu'il ne faut pas négliger.

Considérons ainsi un budget de 45 000 € d'achat du bateau. Dans lequel nous aurons inclus l'équipement nécessaire à la navigation (matériel de sécurité, mouillage, amarre, pare-battage...).

Imaginons, maintenant, qu'il soit financé à crédit sur 5 années à un taux de 4 % par an.

Colonne de gauche, les intérêts remboursés, au centre le capital, à droite les mensualités

Ce tableau d'amortissement nous permet de définir le coût total d'acquisition du bateau. Dans cet exemple, il s'élève donc à 49 725 €.

Vient le carburant

La consommation de carburant dépend de la manière de piloter, du nombre de personnes à bord et de la météo. Bien plus sobres qu'auparavant, les motorisations hors-bord classiques consomment une grosse dizaine de litres par heure de navigation pour faire avancer un bateau de 5 à 6 mètres.

Pour le calcul, utilisons la référence de 15 litres par heure moteur.

Entretenir son bateau

On a coutume de dire que, pour un bateau à moteur, les frais d'entretien représentent 10 % du prix du bateau par année, tout au long de la possession de ce bateau. En reprenant le budget évoqué plus haut (45 000 €) et en partant sur 20 ans de possession du bateau (selon l'étude de la Fédération des Industries Nautiques de 2008, l'âge moyen d'un bateau est de 23 ans).

Chaque année, ce sont 4 500 € de frais d'entretien qui seront injectés dans ce bateau.

Les frais annexes ne sont pas à oublier

Port à sec ou place au ponton, antifouling, changement des amarres comme des pare-battages, pièces mécaniques… Certains de ces frais sont récurrents annuellement tandis que d'autres sont plus inopinés.

Envisageons le cas d'un bateau qui sera au port à sec.

 

 

Partons sur 1 500 € de coût annuel du port à sec (coût basé sur les tarifs du port à sec du Minihic-sur-Rance, Port Minic).

L'entretien de la coque est diminué par le fait du port à sec. Il ne faudra refaire l'antifouling que toutes les 3 saisons. Ce seront en conséquence 6 antifoulings à réaliser sans possibilité de réutilisation des pots entamés. Un pot d'antifouling coûte environ 100 € en 2,5 litres.

Les accessoires (amarres, pare-battage …) vivront cinq années en moyenne, il faudra en conséquence compter 4 remplacements intégraux pour la vie entière du bateau. Partons sur un budget de 500 € par remplacement.

L'assurance, à ne pas oublier

Si l'assurance du bateau n'est pas obligatoire pour naviguer, elle sera demandée dans tous les cas pour un hébergement dans un port. Selon l'étude que nous avons réalisée en 2020 sur les tarifs de l'assurance pour les bateaux, le tarif moyen d'assurance s'élève à 250 € par année.

La durée de chaque sortie est importante

Nous sommes 54 % à ne sortir qu'à la journée. Dit autrement, une dizaine d'heures, qu'on peut découper en 3 phases, l'aller, la détente (repas, baignade …) et le retour, soit 5 heures de fonctionnement du moteur (les itinéraires) et 5 heures de détente au mouillage.

Le nombre de sorties compte

S'il est compliqué de faire une moyenne valable (elle est liée à la météo, l'âge, des conditions extérieures…), l'étude de la Fédération des Industries Nautiques de 2008 montre qu'en moyenne, nous ne sortons qu'une vingtaine de jours par an. C'est un indicateur extrêmement important, car il va avoir un impact considérable sur le coût total de possession du bateau.

Calculons et observons ces chiffres

Résumons l'ensemble des chiffres relevés.

Rédigé par hl_66

Publié le 17 Mai 2021

Contrairement à l’idée reçue, les personnes qui remettent leur ouvrage

au lendemain sont des agents du progrès, car elles vont au-delà du premier

mouvement, banal et attendu

 

 

Marie-Pierre Genecand

Journaliste société et culture.

 

 

 

«La paresse fait tomber dans l’assoupissement et l’âme nonchalante éprouve la faim», prévient la Bible (Proverbes, 19:15). La procrastination n’a pas attendu le capitalisme pour être fessée, mais, depuis que «le temps, c’est de l’argent», ce travers est encore plus sévèrement condamné. Pourtant. De Newton à De Vinci, d’Archimède à Darwin, les grandes découvertes n’ont jamais surgi dans un moment de labeur acharné, mais lors de pauses, voire d’éternels reports au lendemain, où l’esprit pouvait vagabonder. Autrement dit, et la journaliste Fleur Daugey le dit très bien dans Procrastiner pour mieux créer, qui vient de paraître chez Actes Sud, les procastinateurs font avancer l’humanité.

Une étude, parue en 2020 dans l’Academy of Management Journal, le prouve. Jihae Shin, étudiante en psychologie dans la classe de l’Américain Adam Grant, spécialiste du sujet, a remarqué qu’elle sortait plus facilement du cadre lorsqu’elle procrastinait. Elle a alors imaginé une expérience au cours de laquelle des étudiants devaient proposer des idées de nouvelle entreprise, alors que des vidéos YouTube s’affichaient sur leur écran. Une seule vidéo pour le niveau de faible procrastination, quatre pour le niveau modéré et huit pour le niveau fort. «Les procrastinateurs modérés ont été 28% plus créatifs que les deux autres groupes», rapporte la chercheuse.

Anz

Les précrastinateurs sont ternes

S’abîmer dans la paresse ne donne évidemment aucun résultat. Mais tout faire tout de suite n’est pas plus bénéfique. Les précrastinateurs, c’est-à-dire les personnes qui «agissent sans plus attendre pour se libérer l’esprit», manquent singulièrement d’originalité. Pourquoi? Parce que les premières idées sont toujours les plus banales, répond la journaliste. Dans un brainstorming, le premier quart d’heure est embouteillé par les lieux communs. Il faut attendre que la galerie des idées reçues soit parcourue pour qu’apparaissent des niches inédites. La procrastination fait ça. En laissant du temps au temps, de l’espace à la pensée, elle «permet à l’esprit de découvrir de nouvelles façons d’envisager un problème et de créer».

 

Ce ne sont pas les grands découvreurs qui diront le contraire, s’amuse Fleur Daugey. Archimède ne se trouvait-il pas dans son bain lorsqu’il a eu l’intuition de la poussée qui porte son nom? Newton n’était-il pas en train de prendre le thé lorsque, voyant une pomme tomber au sol, il a découvert la loi de la gravitation? Et si La Joconde est La Joconde, n’est-ce pas lié au fait que Léonard de Vinci a mis plusieurs années à la peindre, la «négligeant» pour des expériences scientifiques qui, selon l’historien William Pannapacker, ont profité à la qualité du rendu final – notamment ses études sur la façon dont la lumière frappe une sphère?

Pas que pour les tâches ingrates

D’accord du côté des génies, mais qu’en est-il des gens ordinaires pour qui «s’y mettre» relève du calvaire? Fleur Daugey a des solutions, qu’elle livre après ces deux observations de fond. D’abord, contrairement à ce que l’on pense souvent, procrastiner ne relève pas d’un rapport compliqué au temps, mais d’une mauvaise gestion des émotions. Anxieux, le procrastinateur est un perfectionniste qui s’ignore, décuplant l’enjeu réel de l’action.

Ensuite, la procrastination ne concerne pas que des tâches ingrates, type déclaration fiscale, ménage de printemps ou visite au vieil oncle ronchon. Non, ce qui est troublant, relève la journaliste, c’est que l’on procrastine aussi au sujet de «choses agréables que l’on a toujours rêvé de faire». Aller voir les aurores boréales, se mettre au piano, étudier le japonais ou écrire un roman… Et le malheur veut que, si on est obligé de remplir sa déclaration fiscale, on n’est pas tenu de se mettre au piano. Ainsi, on serait nombreux, sur notre lit de mort, à nourrir de profonds regrets de n’avoir jamais honoré ces rendez-vous qui auraient pu nous élever…

Rédigé par hl_66

Publié dans #Réflexion